Musée virtuel du Canada
Jardin botanique de Montral 
Centre d’étude de la forêt

Transcription du clip vidéo L'Arbre et l'Homme: une Histoire partagée

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Présentation d'un diaporama photo des relations arbres/hommes

Montage photo d'une haie vive protégeant une terre cultivée, et de paysans du Sahel

© Jennifer Dion (photo de fond), Virginie Levasseur (photo haut droite)
Une haie vive au Sahel

Les haies vives du Sahel : marier l’arbre et l’agriculture traditionnelle

Qu’est-ce que c’est?
Utiliser des arbres vivants sur pied pour protéger les cultures du Sahel contre les brouteurs et le soleil.
Pourquoi?
Contribuer à la reforestation, en remplaçant les clôtures construites en abattant des arbres.
Les paysans peuvent même profiter des produits issus des feuilles, des fruits et de l’écorce de ces arbres et disposent d’une source de bois à portée de main.
Qui?
Le Centre mondial de l’agroforesterie, grâce aux recherches d’Alain Olivier.
Ce professeur en agroforesterie travaillait avec des chercheurs en sociologie, en économie rurale et en anthropologie, afin de comprendre les réticences des paysans à adopter ces nouvelles pratiques agricoles.



Coupe à blanc dans la région de Choco, en Équateur : la déforestation continue

Qu’est-ce que c’est?
Une coupe à blanc d’un secteur de la forêt tropicale équatorienne.
Les forêts côtières du pays occupent maintenant moins de 2 % de leur superficie initiale.
Pourquoi?
Suite à l’explosion de la population du pays, la superficie agricole a été doublée.
Ce « hotspot » de biodiversité est rasé pour faire place aux monocultures de palmiers à huile ou d’eucalyptus.


La plantation d’enrichissement au Panama : offrir des alternatives au déboisement

Qu’est-ce que c’est?
Planter des arbres indigènes utiles pour les communautés indigènes du Panama, dans des forêts secondaires dégradées ayant poussé sur des terres en jachère.
Pourquoi?
Pour redonner une valeur à la forêt secondaire; favoriser sa conservation; réduire le déboisement; protéger la biodiversité de la forêt.
Et pour proposer aux paysans une alternative autre que la coupe de la forêt pour y faire paître le bétail : un aménagement du territoire écologiquement, économiquement et socialement acceptable.
Qui?
Catherine Potvin (Smithsonian Tropical Research Institute), Alain Paquette (financement du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada), et la communauté Emberá de Ipetí, au Panama.


Les Tamarugos au nord du Chili : la reforestation comme moteur de création de richesse

Qu’est-ce que c’est?
Une plantation de Tamarugos dans le désert d’Atacama, des arbres capables de survivre dans un milieu très salin et aride, avec aussi peu que 75 ‏mm de précipitations annuelles.
Pourquoi?
La présence d’arbres matures facilite l’établissement de plantules et d’autres espèces, comme la larve du papillon Leptotes trigemmatus, et pourrait transformer le désert en écosystème agro-sylvo-pastoral.
Qui?
Plantation établie sous le gouvernement Allende en 1970, par la Corporación de Fomento de la Producción (CORFO), un organisme étatique chilien chargé du développement de l'industrie nationale.
Oups!
Les animaux d’élevage piétinent le sol et broutent la végétation.


Halakau Forest National Wildlife Refuge : créer des sanctuaires de biodiversité

Qu’est-ce que c’est?
Le premier refuge national américain de biodiversité à utiliser des arbres indigènes pour reboiser des terres à pâturages abandonnées à Hawaii.
Pourquoi?
Pour restaurer, protéger et conserver la biodiversité unique de cette forêt pluviale indigène par l’usage de clôtures, en se débarassant des mauvaises herbes et des ongulés férals, par la reforestation et la réintroduction de plantes indigènes menacées.
Ici, un match qui aura pris 20 ans à se faire. Il restait tellement peu d’arbres Obawai (Clermontia Lindseyana) que les i’iwi, leurs seuls pollinisateurs naturels, avaient oublié que ces arbres étaient une sourde de nourriture importante!
Qui?
Jim Kraus, directeur du Refuge, Jack Jeffrey, biologiste du Refuge retraité (jackjeffreyphoto.com), et le National Wildlife Refuge System (www.fws.gov/hakalauforest).

Montage photo de faune et flore de l'Algoma Highlands Conservancy

© Dean Thompson, Lorna Pitt
Un sanctuaire pour plantes et animaux

Algoma Highlands Conservancy : associer foresterie durable et conservation forestière

Qu’est-ce que c’est?
Une organisation bi-nationale à but non lucratif qui possède 1215 ha de forêt dans le nord de l’Ontario.
Cette région, d’une beauté naturelle incroyable, est un sanctuaire pour plantes et animaux, incluant plusieurs espèces rares ou menacées, et d’autres qui sont emblématiques de la nature sauvage canadienne.
Pourquoi?
Afin d’assurer la protection de l’intégrité écologique de ces terres, de supporter et de démontrer les valeurs de conservation, d’éducation environnementale, de foresterie durable, ainsi que pour pratiquer des sports récréatifs silencieux.
Qui?
Un groupe d’individus solidaires, qui contribuent leur temps, leur énergie et leurs talents de façon volontaire; supportés par les contributions d’une large base de canadiens et américains, ainsi que par des agences contributrices. www.algomahighlandsconservancy.org



La Politique de l’arbre de Montréal : protéger l’arbre urbain

Qu’est-ce que c’est?
Une politique qui stipule, entre autres, « que les nouvelles fosses de plantation devraient idéalement comporter un volume minimum de 5 m3 de sol... »
Pourquoi?
Une étude conduite au milieu des années '90 a démontré que l’espérance de vie des arbres du centre-ville de Montréal dépassait à peine 5 ans.
Le volume de sol accordé aux arbres a été identifié comme un aspect important à considérer.
Le long de certaines artères du centre-ville de Montréal, les fosses des arbres ont ainsi été refaites.
Qui?
Ces travaux ont été réalisés par Michel Labrecque de l’Institut de recherche en biologie végétale.
Oups!
Il reste beaucoup de chemin à faire. Les arbres urbains sont encore soumis à une multitude de stress : manque d’eau, chaleur, pollution, émondage excessif.


Des murs végétalisés : intégrer l’arbre dans le développement urbain

Qu’est-ce que c’est?
Des murs vivants, faits de tiges de saule, utilisés pour contrer la pollution sonore.
Pourquoi?
Les écrans sonores classiques de béton atténuent le bruit de la circulation routière mais sont peu esthétiques.
Les murs végétalisés sont aussi efficaces, beaucoup plus beaux, absorbent le CO2 (un gaz à effet de serre) et sont à l’abri des graffitis.
Qui?
Michel Labrecque et son équipe de l’Institut de recherche en biologie végétale, ont été les premiers à expérimenter cette technologie au Québec.
Depuis, plusieurs kilomètres de ces murs vivants ont été mis en place le long de routes de la région montréalaise.


Les nouvelles coupes forestières au Québec : mieux gérer la forêt

Qu’est-ce que c’est?
Utiliser différents types de coupe (coupe partielle, coupe à rétention variable, etc) en fonction du type de forêt plutôt que des coupes à blanc systématiques et la plantation en monoculture.
Pourquoi?
Afin d’aménager la forêt en essayant d’imiter les perturbations naturelles. Le type de coupe choisi pour une forêt donnée dépend du type d’écosystème retrouvé : c’est l’aménagement écosystémique.
Qui?
Plusieurs chercheurs du Centre d’étude de la forêt (CEF) qui travaillent sur la mise en place de l’aménagement écosystémique au Québec.

Montage photo illustrant la vision du développement durable prôné par la coopérative Contact

© Contact
Contact, une coopérative de solidarité

Réunir l'Arbre et l'Homme : la foresterie responsable, à l’échelle locale

Qu’est-ce que c’est?
Un laboratoire québécois sur le développement durable.
Pourquoi?
Pour démontrer qu’il est possible de concilier qualité de vie et comportements responsables.
Pour reconstruire le lien qui nous unissait avec l’écosystème forestier, depuis toujours source d’abri et de nourriture.
Et pour développer des approches d’exploitation et de transformation des ressources forestières qui répondent à nos besoins, tout en préservant la dynamique des écosystèmes.
Comment?
En créant une structure qui allie la recherche et développement avec la production et le transfert de connaissances et de technologies, tout en fonctionnant dans le plus grand respect des principes du développement durable.
Qui?
Contact, une coopérative de solidarité : www.contactfutur.com



La culture intercalaire : incorporer l’arbre aux terres agricoles industrielles

Qu’est-ce que c’est?
Insérer des arbres dans les champs agricoles. C’est l’agroforesterie, un mélange de forêt et d’agriculture.
Pourquoi?
Pour tirer avantage de l’arbre dans l’espace agricole et atteindre des objectifs environnementaux, économiques et sociaux.
Pour améliorer la qualité de l’eau et la productivité des terres.
Et pour diversifier le paysage, les niches écologiques et les produits de la terre.
Qui?
David Rivest, Alain Cogliastro, Robert Bradley et Alain Olivier ont initié des parcelles de cultures intercalaires dans le sud du Québec.
C’est une collaboration entre les universités Laval, de Sherbrooke et de Montréal et avec le Jardin botanique de Montréal.




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